E tu, di che sondaggio sei? Di quello
che dà il Pd in discrete condizioni e la Pinotti fortissima, o di quello
che dà il Pd semi-estinto e la Vincenzi tostissima? Si sa, i sondaggi
hanno soppiantato gli oroscopi, forse a parità di attendibilità. In
attesa di nuove rilevazioni clamorose (Paladini al 99%? Monteleone magro
per la maggioranza degli intervistati?), ripenso all’arretratezza
politica di 66 anni fa: per decidere di liberare Genova, i partigiani
non commissionarono un bel sondaggio a Von Mannheimer.

Repubblica Genova 28/04/2011
*LE
LANTERNIN
Incredibile ma vero (incroyable mais vrai): il lanternino di Enzo (O SONDAGGISTA PORTAMI VIA 28/04/11),
dedicato a usi ed abusi di sondaggi per le comunali genovesi del 2012, è
stato ripreso, citato e commentato in questo sito francese. Ecco il
post in questione:

Les partisans italiens commandèrent-ils un sondage pour libérer l’Italie du fascisme ?
vendredi 29 avril 2011
Sous le titre, « Ô sondeur, emporte-moi »,
le journaliste et auteur satirique italien Enzo Costa, a publié jeudi
28 avril 2011, dans le supplément génois du journal La Repubblica (« Il
Lavoro », p. 1) [1], un billet d’humeur critique et ironique à l’égard des sondages électoraux achetés par la classe politique italienne. « Et toi, pour quel sondage es-tu ? »
se demande l’auteur avant de faire référence aux ridicules estimations
de votes pour les prochaines élections municipales à Gênes, qui auront
lieu l’année prochaine. Ces sondages étant à chaque fois achetés et
commandés par les différents partis pour accroître leur influence
médiatique, jusqu’à faire dire aux citoyens italiens n’importe quoi ou
jusqu’à penser qu’ils le sont véritablement. « On le sait, poursuit Costa, les sondages ont pris la place des horoscopes, en jouant le même rôle en terme de crédibilité ». Et c’est parce que cet outil est une grave menace pour la démocratie que l’auteur italien conclut son billet ainsi : « Dans l’attente de nouvelles révélations retentissantes (…), je
repense au passé politique d’il y a 66 ans : pour décider de libérer
Gênes, les partisans ne commandèrent pas un beau sondage à Von
Mannheimer ». Alors que la fête de la libération italienne, ce 25
avril 2011, fut un moment privilégié pour revenir sur l’histoire des
démocrates antifascistes, il semblerait qu’en Italie, les partis
politiques, quant à eux, se plaisent aujourd’hui, à vouloir en effet
maintenir les Italiens dans l’ignorance et à les manipuler.
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